6 mai 2008

Epreuve du Val de Vienne
2, 3 et 4 mai 2008

Le circuit du Val de Vienne avait mis les petits plats dans les grands pour accueillir les plateaux de la Série FFSA pour la première course sur le nouveau tracé. La météo s’en est mêlée, les trombes d’eau de l’installation du jeudi s’arrêtant pour laisser place à un franc soleil se transformant même en canicule le dimanche après midi.

Malgré les craintes de certains pilotes de voir la sélectivité du très technique tracé du Vigeant diminuée par la disparition du « pif-paf », il n’en est rien et la longue ligne droite apporte réellement dans le pilotage tant le freinage y est sélectif et excitant. Le virage de raccordement gagne aussi ses galons du côté sportif en offrant un double droit plus délicat pour commander la ligne droite des stands.

CHAMPIONNAT DE FRANCE ET CHALLENGE ENDURANCE VHC
Les « 3 heures du Val de Vienne »
Hahn et Haezebrouck logiquement.
Ce titre ne doit rien enlever à la performance des deux pilotes de la Chevron B21 qui ont dû se battre face à deux voitures plus performantes sur le papier pour décrocher la victoire. Mais cet équipage de rêve présentait de nombreux atouts, fiables et diablement rapides, les deux pilotes ont profité d’une mécanique sans faille grâce à l’équipe de G-Force Racing.
Qualifiée en deuxième place, la Chevron B21 suivait difficilement le rythme imposé par la bestiale Lola T286 de Jean-Marc Luco mais Philippe Haezebrouck déclarait après son relais, s’être accroché au maximum pour profiter du fabuleux bruit du 3 litres Cosworth de la voiture qui le précédait ! Il lâchait prise lorsque l’Alpine A220 de Besson et Peccolo prenait la seconde place après s’être débarrassée de la Chevron B16 des Britanniques Catherwood et Mc Conville.
Le duel entre la B21 et l’A220 sera intense et durera un long moment jusqu’à ce que l’Alpine soit contrainte à l’abandon suite à la casse de son échappement. A l’arrière, un autre duel se jouait pour les accessits entre la petite Elva MK8 de Le Calvez et Guanzini et la Porsche 911 3,0 litres RS de Moreau et Langin. Ces derniers ne voyaient malheureusement pas l’arrivée, le flat 6 rendait l’âme peu après la mi-course.
Cet incident est lourd de conséquence pour l’équipage d’Angoulême qui laisse ainsi la première place du Challenge à ses adversaires désignés pour cette saison. En effet, Biehler et De Siebenthal ont fait mieux que de profiter de cet abandon, au volant de leur superbe Porsche 911 3 litres RSR, puisque, après un superbe relais et un ravitaillement au bon moment, ils prenaient la seconde place et ne la quittaient plus jusqu’à l’arrivée. Ils terminaient à un tour des vainqueurs qui, réguliers et patients, avaient profité de l’arrêt de la Lola T286 de Luco et Ancelet qui subissait une surchauffe moteur, pour prendre le commandement. Ainsi, Franck Hahn et Philippe Haezebrouck décrochaient leur première victoire dès leur première sortie.
Le Calvez et Guanzini, semblant assuré de la troisième place qu’ils avaient récupérée au détriment de la Chevron B16 de Catherwood et Mc Conville, terminaient leur course vingt secondes devant ces derniers sous le damier. Les Britanniques étaient crédités de 45 secondes par la direction de course après l’arrivée, suite à un problème technique lors de leur ravitaillement, qui leur permettaient de monter logiquement sur la troisième marche du podium.
Dans le Championnat de France où les Porsche 911 2 litres sont les reines, la numéro 6 de l’écurie organisatrice, emmenée par Philippe Burel et Patrick Brossard, avait récupéré la tête après l’arrêt de la 25 de Renaut et Maechler qui menaient depuis le début. Burel conduisait sagement avant de passer parfaitement le relais à Brossard qui en faisait de même pour se diriger vers une arrivée victorieuse. C’était sans compter sur la voiture de Sigaud Racing qui se maintenait en embuscade depuis le début de course aux mains d’Andreas Kunert. Une fois son relais effectué, il laissait le volant à son très rapide compatriote, Achim Peitzmeier, qui revenait irrémédiablement sur la n°6 pour n’en faire qu’une bouchée à dix tours de l’arrivée.
Beaucoup de voitures ont souffert lors de cette épreuve pourtant l’une des plus courtes de la saison mais notons toutefois que la doyenne du plateau, l’Austin Healey BN2 de Jean-Claude et Thibault Hector, et José Da Rocha, préparée par ce dernier, a une nouvelle fois passé l’arrivée.
Notons également la bonne performance, en forme d’hommage à Georges Sevin disparu cet hiver, de son ancienne Porsche 916, emmenée par son nouveau propriétaire Louis Antonini et par le neveu de Georges, Christophe. Ils terminaient septième sur une voiture particulièrement véloce.
Course : 1. F. Hahn/P. Haezebrouck, Chevron B21, 1er SP2 en 03h01’09’’846, 2. P. Biehler/M. De Siebenthal, Porsche 3,0 RSR, 1er Groupe 4 à 1 tour, 3. H. Catherwood/G. Mc Conville, Chevron B16, 2e SP2 à 2 tours, etc… 19 classés sur 30 partants.
Meilleur tour : Jean-Marc Luco/Patrick Ancelet, Lola T286 en 1’40’’541 (133,520 km/h)

CHALLENGE ENDURANCE PROTO
Les « 3 heures du Val de Vienne »
Desprez et Robert par surprise !
Le Challenge a une nouvelle fois donné lieu à une course très disputée dans laquelle les leaders et les rebondissements se sont succédaient. Au final, le podium est identique à la course de Jarama à l’exception des vainqueurs qui inaugurent un tableau qui pourrait bien s’enrichir.
Le vainqueur de l’épreuve d’ouverture à Jarama Ander Vilariño, associé à son père Andres, démontrait dès les essais que sa victoire n’était pas le fruit du hasard. Le Champion d’Europe de la Montagne décrochait la pole avec près d’une seconde d’avance sur la Norma M20F de José Ibanez et William Cavailhes et en améliorant celle du Sprint d’un dixième.
Andres Vilariño, le père, également plusieurs fois Champion d’Europe de la Montagne, et Cavailhes, partaient tous deux à la faute dans le premier tour et ne pouvaient reprendre la piste qu’en queue de peloton. La Ligier JS49 de Schell prenait alors le commandement, talonnée par la Norma M20F d’Extrème Limite, emmenée par le jeune pilote de l’Auto Sport Academy, Fabien Rosier.
Derrière, les Norma M20F occupaient le terrain aux trousses de la seule Ligier JS49 avec la voiture de LD Autosport emmenée par Philippe Haezebrouck, galvanisé par sa victoire de la veille en VHC et la voiture rescapée de l’écurie IRS, conduite pour le moment par Lionel Robert.
Julien Schell ne se laissait pas impressionner en alignant les meilleurs tours en course pour tenter de prendre le large. Peu avant l’heure de course, le Safety Car prenait la piste pour protéger une Radical calée. Plusieurs voitures en profitaient pour tenter une stratégie décalée en passant par les pompes. Un mini embouteillage se formait mais n’empêchait pas toutefois la famille Vilariño et Desprez/Robert de jouer un bon coup en ne perdant pas de tour durant ce ravitaillement.
La Norma M20F de Toulemonde/Haezebrouck devenait à ce moment la plus insistante derrière la Ligier de Pegasus Racing toujours en tête. A la faveur des arrêts aux stands, Thirion et Bazaud, auteurs d’un bon début de course sur leur Norma M20F se glissaient dans le trio de tête jusqu’à ce que Ander Vilariño, ayant repris le relais de son père, ne sorte la grosse attaque pour revenir jusqu’à la seconde place. A moins d’une heure de l’arrivée, la Norma M20F espagnole laissait échapper un panache de fumée blanche significatif de la casse de son moteur Honda.
Damien Toulemonde, au volant de la Norma M20F de LD Autosport, troisième à ce moment, ne pouvait revenir sur les deux voitures de tête et devait se contenter de cette place comme à Jarama.
Plus rapide que son co-équipier, Julien Schell prenait le parti de prolonger son relais jusqu’au maximum de temps de conduite. Un Safety Car lui permettait de transmettre le volant à David Caussanel sans perdre de tour et celui-ci en profitait pour repasser à l’essence, toujours sous Safety pour compléter en vue de la fin de course. Tirant au maximum jusqu’à l’arrivée du Safety et du peloton dans la ligne droite, il remettait sa voiture en mouvement pour s’arrêter quelques mètres plus loin sous le feu rouge du commissaire de piste délégué.
Tout était alors à refaire pour l’équipage Ligier et David Caussanel s’élançait alors dans une course folle où il allait échouer à seulement une seconde de la Norma de Desprez et Robert. La direction de course mettait un terme à la course au drapeau rouge à six minutes de l’arrivée et à cause d’un nouvel incident sur la piste.
François Desprez, véritable passionné et sportif accompli, réalisait son objectif en décrochant cette première victoire après laquelle il courait depuis deux ans. Associé au Manceau Lionel Robert, spécialiste de l’endurance avec de nombreuses participations aux « 24 heures du Mans », cet équipage de l’écurie IRS de José Ibanez semble tout à fait homogène pour briller dans le Challenge.
Course : 1. François Desprez et Lionel Robert, Norma M20F, 1er CN en 02h53’42’’287, 2. Julien Schell/David Caussanel, Ligier JS49 à 1’’090, 3. Philippe Haezebrouck/Damien Toulemonde, Norma M20F à 1 tour, etc… 19. Yann Le Calvez/Sylvain Guanzini, Radical SR3 à 12 tours, etc… 22 classés sur 30 partants.
Meilleur tour : Ander Vilariño, Norma M20F en 1’33’’879 (142,990 km/h)

CHALLENGE ENDURANCE GT/TOURISME
Les « 3 heures du Val de Vienne »
Rousseau et Lemée, à domicile et dans la douleur !
C’était une véritable canicule qui s’abattait sur le circuit du Val de Vienne pour cette dernière course du week-end qui allait donner lieu à quelques émotions. Le podium devait être finalement retardé pour attendre le vainqueur, toujours à l’infirmerie !
La Ferrari F430 de Pierre Benoist et Jean-Paul Pagny décrochait une pole position bien méritée mais ce dernier n’en profitait pas au moment de l’envol en restant scotché comme son voisin Christophe Lemée sur la Renault Mégane Trophy. Les deux Porsche 996 RSR de la deuxième ligne en profitaient donc pour se glisser en tête, suivies par la Mercedes Silhouette de Julien Guerne. Miguel Langin et Manuel Ferreira allaient se livrer un duel fantastique pendant tout le début de la course alors que Baudinière et Vicaire remontaient dans le classement pour s’emparer de la seconde place et compléter ce trio de 996 RSR au tiers de la course.
Christophe Lemée, moins rapide que Guillaume Rousseau, menait une course sage et transmettait la voiture pile à la mi-course, alors qu’il pointait à la seconde place qu’il venait de récupérer après l’abandon de Manuel Ferreira. Ce dernier venait de taper fort dans le gauche après le « trop tard ». Le ravitaillement permettait à la Renault Mégane de se glisser en tête et Guillaume alignait alors les tours réguliers en 1’45, lui permettant de se détacher progressivement de la RSR désormais pilotée par Bernard Moreau et occupant la seconde place.
L’inquiétude s’emparait des équipes lorsque l’on apprenait que Manuel Ferreira avait était victime d’un malaise suite à la chaleur excessive dans l’habitacle de sa 996 RSR mais dont il se remettait progressivement. Chacun s’employait à communiquer avec ses pilotes pour connaître leur état de fatigue. Alors qu’il ne restait plus que trente minutes de course, Yannick Rousseau demandait à son fils Guillaume par radio de rentrer au stand pour changer de pilote. Celui-ci alignait en effet des tours à dix secondes de ses chronos habituels. Il finissait par s’arrêter épuisé pour que Christophe Lemée reprenne le volant afin de terminer.
Il reprenait la piste avec seulement quatorze secondes d’avance sur Bernard Moreau mais en alignant des tours plus rapides de une à deux secondes, assurant la victoire finale pour son co-équipier qui apprenait sa victoire depuis l’infirmerie.
Deuxième en 2007, Guillaume Rousseau savourait cette victoire sur les lieux mêmes où sa Renault Mégane Trophy est préparée, dans les ateliers de Rencar, sur le pôle du circuit du Val de Vienne. Bernard Moreau et Miguel Langin assuraient la deuxième place alors que Damien Kohler et Richard Depagneux décrochaient la première place de catégorie GTV3 et montaient sur la troisième marche du podium final après une course exceptionnelle au volant d’une 996 Cup qui semble maintenant obsolète.
La Touring Cup de Philippe Burel et Eric Van de Vyver se classait deuxième de la catégorie Silhouette et neuvième au scratch après une très belle course. Ils terminaient juste devant les premiers de la catégorie GTV4. Après une course régulière et bataillée, le local Didier Quemper et Philippe Richard l’emportaient au volant de leur Porsche 964 RS, pourtant bien moins moderne que la Cayman de la famille Havette père et fils et la très performante 993 RSR de Vincenot et Bachelier, mais bien plus fiable.
Les deux Renault Clio Cup fermaient la marche mais voyaient le damier pour le plus grand plaisir de leurs pilotes, Gérard Bertinetti, Jean-François Favre, Jean-Luc Terrasson et Philippe Bauer.
Course : 1. Guillaume Rousseau/Christophe Lemée, Renault Mégane Trophy, 1er S1 en 03h00’29’’968, 2. Bernard Moreau/Miguel Langin, Porsche 996 RSR, à 1’10’’220, 3. Damien Kohler/Richard Depagneux, Porsche 996 Cup à 2 tours, etc… 19 classés.
Meilleur tour : Miguel Langin, Porsche 996 RSR en 1’40’’583 (139,499 km/h)

CHALLENGE SPRINT PROTO
A armes égales !
Deuxième du Challenge lors de l’épreuve de Catalunya où il disposait de l’ancienne version de la Norma M20, Damien Toulemonde retrouvait le sourire en prenant livraison de la dernière version jeudi sur le circuit. Il pouvait se battre à égalité avec David Zollinger même s’il ne parvenait pas à prendre le dessus.
Course 1 : Dayraut ambitieux !
A l’invitation de l’écurie de Jean-Claude Cain, Green Team, engageant deux Norma M20F fonctionnant à l’Ethanol, Jean-Philippe Dayraut prenait le volant de la n°41 pour cette épreuve de Sprint. Il apportait sa précieuse contribution à l’équipe dans le réglage de la voiture et se montrait ambitieux pour décrocher une victoire comme en 2006. La pole position lui échappait pour seulement deux centièmes mais cette seconde place rassurait le team sur le potentiel de l’auto. David Zollinger s’élançait une nouvelle fois en tête et n’allait pas se laisser impressionner par les assauts de la Green Team qui se montrait menaçante jusqu’à la mi-course. Dayraut finissait par lâcher prise et abandonnait la seconde place finale à Damien Toulemonde resté en embuscade. Dayraut s’immobilisait finalement dans son stand deux tours plus tard laissant la troisième place à la seconde Norma M20F de LD Autosport emmenée par Alain Girardot qui faisait preuve de sont talent.
Le podium était entièrement constitué de voitures construites par Norbert Santos, malheureusement sans concurrence dans le Challenge avec l’absence de la Juno, pas reconstruite après son crash de Jarama, et des Ligier dont l’objectif depuis trois ans est d’empocher le titre en Endurance.
Dans la catégorie des « petites voitures », plus économiques mais pas moins ludiques, l’EMA by SMB, préparée par son pilote Stef Manson était intouchable, se permettant de décrocher la neuvième place au scratch devant une Norma et une Radical SR3. Gilles Tremblaye se consolait de son week-end décevant en Challenge Funyo en montant sur la deuxième marche du podium suivit de François Heriau qui n’est autre que le fils de Serge, Champion en titre et qui s’offre le podium lors de sa première course automobile.
Course 1 : 1. David Zollinger, Norma M20F, 1er CN en 25:157’677, 2. Damien Toulemonde, Norma M20F à 9’’106, 3. Alain Girardot, Norma M20F à 31’’300, etc… 9. Stef Manson, EMA by SMB, 1er CN/C3 à 1 tour, etc… 13. Eric Dorneau Gourmelon, Radical SR3, 1er C3 à 2 tours, etc… 19 classés sur 26 partants.
Meilleur tour : David Zollinger, Norma M20F en 1’33’’748 (143,190 km/h)

Course 2 : Zollinger avec panache
S’élançant de la première ligne, les duettistes du Challenge se loupaient à l’extinction des feux et Jean-Philippe Dayraut en profitait pour se glisser dans le boulevard de la ligne droite et s’emparer de la tête. Arrivé au terrible freinage du « trop tard », Zollinger mettait une telle pression sur les épaules de l’éclectique pilote du sud-ouest que ce dernier partait à la faute sans conséquence mais en ouvrant la porte à son adversaire qui en profitait immédiatement. Toulemonde profitait du passage dans la ligne droite des stands pour récupérer sa deuxième place occupée par Dayraut et pour ne pas se faire distancer par Zollinger. Malgré tous ses efforts, Damien parvenait à menacer David sans pouvoir toutefois le passer tant ce dernier semblait à l’aise sur ce tracé. Il décrochait finalement la victoire en se permettant de claquer le meilleur temps absolu des protos. Jean-Philippe Dayraut prenait finalement la troisième place derrière Damien Toulemonde qui se montrait optimiste pour la suite, ravi de se battre à armes égales avec son compère.
Dans la petite catégorie, Stef Manson confirmait son coup de volant et l’efficacité de son EMA en décrochant la victoire et en se permettant même de devancer une nouvelle fois la Radical SR3 de Dorneau Gourmelon. Gilles Tremblaye montait sur la deuxième marche du podium et par sa régularité, se place troisième du Challenge. Patrice Houllier complétait le podium au volant de sa Funyo 4RC alors que François Heriau donnait une leçon à son père médusé en s’approchant à deux dixième du record de la piste au volant d’une Funyo 4RC enregistré par Gilles Tremblaye en 1’45’’978.
Course 2 : 1. David Zollinger, Norma M20F, 1er CN en 25:07’800, 2. Damien Toulemonde, Norma M20F à 4’’058, 3. Jean-Philippe Dayraut, Norma M20F à 10’’826, etc… 12. Stef Manson, EMA by SMB, 1er CN/C3 à 1 tour, etc… 13. Eric Dorneau Gourmelon, Radical SR3, 1er C3 à 2 tours, etc… 19 classés sur 26 partants.
Meilleur tour : David Zollinger, Norma M20F en 1’32’’893 (144,510 km/h)

CHALLENGE FUNYO
Le Challenge fait le plein
Le qualité du plateau et le nombre de voitures engagées pour cette première épreuve, vingt huit, donnaient raison à Eric Van de Vyver et Christophe Profit, les maîtres d’œuvre du Challenge, d’avoir donné aux productions d’Yves Orhant, ce terrain de jeu idéal. Ce dernier était récompensé de son travail comme Patrice Houllier de l’écurie HMC de Lohéac qui engageait pas moins de seize voitures à lui seul.
Course 1 : Le Champion en titre avec autorité !
Avec des voitures identiques, le départ était particulièrement disputé. Gilles Tremblaye et Emmanuel Sigier profitaient de la confusion du premier virage pour prendre la direction des opérations. Ils ruinaient leur week-end dès le premier freinage de la nouvelle ligne droite où Tremblaye se loupait de façon incompréhensible et emmenait Sigier dans son tête à queue.
Le Champion en titre Serge Heriau, malheureux en Espagne, prenait alors le commandement pour ne plus le laisser et s’offrir une première victoire cette saison devant Thierry Guitton, revenu méthodiquement de la sixième place en s’étant débarrassé de tous ses adversaires dont les plus coriaces, Pierre Emmanuel Préville était parti à la faute et Jacques Fontbonne qui se plaçait finalement troisième. Une nouvelle fois quatrième, Michel Thierry Peltier était satisfait mais désespérait de monter un jour sur le podium.
Derrière, plusieurs pelotons compacts se livraient à d’intenses bagarres en assurant le spectacle. Nicolas Schneller s’y imposait en RS devant deux pilotes venus spécialement d’Israel pour cette occasion. Le jeune Gidon Cronin, deuxième des RS était toutefois déçu, finissant dix neuvième alors qu’il occupait la sixième place au scratch avant de partir à la faute à la mi-course. Omer Nirhod l’accompagnait sur ce podium.
Course 1 : 1. Serge Heriau, 1er Funyo 4RC en 21:27’567, 2. Thierry Guitton, Funyo 4RC, à 3’’232, 3. Jacques Fontbonne, Funyo 4RC, à 6’’346, etc… 16. Nicolas Schneller, 1er Funyo 4RS à 50’’298, etc… 19. Gidon Cronin, 2e Funyo 4RS, à 1’08’’757, etc… 20. Omer Nirhod, 3e Funyo 4RS, à 1’09’’834 tour, etc… 24 classés sur 28 partants.
Meilleur tour : Serge Heriau, Funyo 4RC en 1’46’’517 (126,030 km/h)

Course 2 : Fontbonne opportuniste !
Débarrassé de Tremblaye et Sigier, qualifiés en fond de grille de cette deuxième manche après leur bévue de la veille, le peloton des vainqueurs potentiels allait s’en donner à cœur joie pendant les vingt minutes de course. Favori de cette deuxième manche, Serge Heriau se loupait au freinage du bien nommé, le « trop tard », lors du deuxième passage et laissait Jacques Fontbonne prendre la tête en résistant dans un premier temps à Thierry Guitton qui lui subtilisera pendant quelques centaines de mètres, avant de ne plus la quitter et décrocher la victoire.
Derrière, le constructeur Yves Orhant profitait de la bagarre que se livraient Guitton et Peltier pour monter sur la seconde marche du podium lorsque ce dernier partait légèrement à la faute. Michel Thierry Peltier prenait finalement le dessus sur Guitton et décrochait enfin un premier podium mérité.
Gidon Cronin montait encore sur la deuxième marche du podium des RS, laissant la première marche à Nicolas Schneller après s’être de nouveau mis à la faute. Alain Vezia se défaisait du groupe des poursuivants et montait pour la première fois sur le podium.
Course 2 : 1. Jacques Fontbonne, 1er Funyo 4RC en 19:59’196, 2. Yves Orhant, Funyo 4RC, à 12’’588, 3. Michel Thierry Peltier, Funyo 4RC, à 13’’786, etc… 15. Nicolas Schneller, 1er Funyo 4RS à 1’08’’544, etc… 19. Gidon Cronin, 2e Funyo 4RS, à 1’28’’867, etc… 22. Alain Vezia, 3e Funyo 4RS, à 1’55’’919, etc… 26 classés sur 28 partants.
Meilleur tour : Thierry Guiton, Funyo 4RC en 1’46’’441 (126,120 km/h)

Course 3 : Fontbonne, autoritairement !
Cette dernière course s’annonçait palpitante avec le retour de Heriau, Tremblaye et Sigier en milieu de grille et l’espoir de les voir recoller au peloton de tête pour un finish haletant. Fontbonne, Guitton et Peltier s’élançaient des trois premières places et prenaient vite le large par rapport au reste du peloton et une superbe bagarre s’engageait entre ces trois là et on pensait que l’un des trois s’imposerait. C’était sans compter sur un invité surprise en la personne du jeune Pierre Emmanuel Préville. Semi surprise toutefois lorsque l’on sait qu’il s’était classé second de la séance d’essais qualificatifs pour la deuxième course de sa carrière. Toute son équipe retenait son souffle lorsqu’il prenait méthodiquement la tête au cinquième passage. Dans le septième tour, en résistant à une attaque de Jacques Fontbonne, il partait une nouvelle fois à la faute et pour le compte, dur apprentissage !
La bagarre continuait à être fabuleuse aux avant-postes où Fontbonne et Guitton s’échangeaient la première place à plusieurs reprises à chaque tour alors que Peltier, troisième, tentait plusieurs attaques qui n’aboutissaient pas sur Guitton. Derrière, les trois furieux, Heriau, Sigier et Tremblaye étaient revenus au contact et l’on s’attendait à un final d’anthologie lorsque le directeur de course abaissait le damier au onzième passage. Fontbonne, Guitton et Peltier montait sur le podium dans cet ordre. La régularité de ce dernier lui permet de prendre la deuxième place du Challenge derrière le doyen du Challenge, Jacques Fontbonne, dont les années n’ont visiblement pas d’emprise sur cet ancien membre de l’équipe de France de karting, à une époque où beaucoup des autres pilotes du Challenge n’étaient pas encore nés !
Pas de surprise en RS où Nicolas Schneller empochait une sixième victoire d’affilée avec toutefois deux nouveaux compagnons de podium. Le troisième Israélien, Omer Nirhod, prenait la deuxième place alors que le fidèle Patrick Rolion, qui n’effectuera que quelques apparitions cette saison, était récompensé de celle-ci en s’octroyant la troisième marche.
Course 3 : 1. Jacques Fontbonne, 1er Funyo 4RC en 19:59’196, 2. Thierry Guitton, Funyo 4RC, à 0’’479, 3. Michel Thierry Peltier, Funyo 4RC, à 1’’041, etc… 16. Nicolas Schneller, 1er Funyo 4RS à 1’08’’140, etc… 19. Omer Nirhod, 2e Funyo 4RS, à 1 tour, etc… 20. Patrick Rolion, 3e Funyo 4RS, à 1 tour, etc… 25 classés sur 28 partants.
Meilleur tour : Gilles Tremblaye, Funyo 4RC en 1’47’’095 (125,350 km/h)

Challenge Funyo : 1. Jacques Fontbonne, 1er Funyo 4RC, (261,5 pts), 2. Michel Thierry Peltier, Funyo 4RC, (221 pts), 3. Thierry Guitton, Funyo 4RC, (212 pts), 4. Gilles Trembalye, Funyo 4RC (206 pts), etc… 10. Nicolas Schneller, 1er Funyo 4RS, (140,5 pts), etc… 30 classés.